*** Pride ***

*** Pride ***
Un été de plus est passé. Une année bientôt. Puisque tu toucheras la vingtaine d'ici peu. Et quoi ? Nothing more to say. Mais tu continues d'écrire, pour toi, pour les autres, pour ne pas oublier qu'un jour tu as aimé. Aimer ? Comment fait-on ? Avec quelles couleurs, quelles odeurs ? Faut-il avoir certains outils pour cela ? Faut-il savoir donner, et pouvons-nous reprendre ce coeur qui semble si loin maintenant ? Et pourtant cet été, les nuits n'ont pas toutes été les mêmes. Il y a eu celles où ton corps frémissait de désir, et les autres où seule dans le noir tu cherchais un mur à étreindre. Les nuits dans ses bras, à compter les étoiles, et les autres où la lune te jouait sans cesse le même tour, te préférait les nuages et t'abandonnait à l'ombre. Un été de plus, une majuscule de plus, un bout de coeur qu'on laisse dans un coin en espérant que quelqu'un le ramassera sans partir trop loin de toi. Un été de plus. Les regards de travers, les plages que l'on déserte, le goût du chlore et l'envie de ne jamais toucher la fin. Cette dernière est inéluctable, et la vie semble vouloir te le rappeler une fois de plus. Histoire que tu apprennes par coeur la leçon. Peut-être même pour te dégoûter pour que tu ne veuilles plus jamais recommencer. Parce que ça doit se finir un jour, et dans ton monde c'est toujours un jour trop tôt. Alors quoi ? On fait demi-tour et on déchire les pages où s'écrivait amour. Histoire d'oublier, de ne pas se souvenir, de ne pas avoir mal, de ne pas manquer de lui, d'eux, de tous ceux qui sont partis les uns après les autres. On déchire les pages une à une, et on les brûle, toutes, sans exception. Comme si les souvenirs pouvaient y périr eux aussi. Oui, un été où l'on apprend que le passé ne se consume jamais, qu'il n'est pas seulement de virgules et de points, mais qu'il subsiste dans chaque parcelle de nos âmes, nous invite à des jours clos, à des danses solitaires. Alors peut-être vaut-il mieux arrêter de recommencer. Et s'enfermer.

# Posté le mardi 15 septembre 2009 15:06

*** TLB is dead ***

*** TLB is dead ***
La TLb, un inventaire à la Prévert

« une triperie
deux pierres trois fleurs un oiseau
vingt-deux fossoyeurs un amour
le raton laveur
une madame untel
un citron un pain
un grand rayon de soleil
une lame de fond
un pantalon ... » commençait Prévert, dans son fameux inventaire.

La TLb, c'est un peu cela ...

une odeur de friterie un parfum de musique
deux absents trois poupées un saint-cyrien
vingt-deux ados un adulte
une madame untel un monsieur égaré
un bas déchiré un cours oublié un dessin griffonné
un sourire une déprime
un grand désir
une générosité deux protestations trois bavardages
une question deux marines une bretonnante
une lame de silence un ennui deux enthousiasmes
un petit poisson, des fraises des bois
et surtout
le raton laveur

Mais cela, il n'y a que des TLb pour le comprendre...
Bonne chance donc à vingt-deux ratons-laveurs !
Et retenons, avec Adèle et Alain, que « Ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c'est encore d'être heureux ».

AF. Evain

# Posté le vendredi 12 juin 2009 13:20

Modifié le dimanche 14 juin 2009 06:29

*** Petite fille des sombrs rues ***

Finalement, plus les années passent plus on s'éloigne de ceux qui dessinaient les souvenirs de notre enfance un peu partout. Chacun sa vie, sa route, ses ambitions, ses rêves. Et puis arrive le jour où ils trouvent leur personne. Chacun la sienne bien entendu. Mais dès lors, on existe un peu moins dans leurs rires, on se contente de souffler sur leurs pas de temps en temps, on les pousse à continuer. On les aime de savoir s'attacher, d'avoir des rêves à deux places, on les aime parce que même s'ils sont plus loin, ils resteront là quoi qu'il arrive. Chacun sa personne, chacun son tour.
Ma personne. Bien sûr, j'ai cru la trouver une fois, mais on se trompera souvent si on ne se fait pas assez confiance. J'ai perdu l'habitude de croire en moi, je laisse les autres le faire à ma place et il faut l'avouer, ils se débrouillent plutôt bien.
Ma personne. Si tu es du genre grande gueule, que tu n'as pas la langue dans ta poche, que tu es arrogant et imposant, si tu sais rire de tous les degrés même du premier, si tu fais un doigt d'honneur à la routine, si tu as un chat, noir ou blanc, si tu as un regard où je pourrais me perdre, si tu es plus grand que moi, si tu es romantique mais pas à l'exes, si tu joues de toutes les ironies, si tu sais aussi être sérieux quand il le faut, ou plutôt quand il ne faut pas, si tu as la peau douce, si tu préfères les douches brûlantes, si tu as deux trois passions dans ta sacoche, si tu ne fais pas semblant d'aimer mes goûts, si tu n'as pas peur de partir, si tu as assez d'orgueil pour me donner envie de revenir, si avec toi j'oublie ce qu'est pleurer, si quelques sourires te suffisent, si tu sais te taire quand il le faut, si le silence ne te gêne pas, si toi aussi tu cherches à toucher l'horizon, si tu sais admettre tes torts sans t'excuser pour autant, si tu ne me trouves pas jolie, mais assez exceptionnelle pour te faire oublier mes imperfections, si tu aimes la musique, si... Alors peut-être que c'est toi.
Et si c'est toi, viens, laisse-toi entraîner par la mélodie. Rien ne sera parfait, mais j't'assure que ce sera mieux que rien. On partagera tout, fous rires, coups de gueule, je te prêterais même mes draps si t'es sage. Je multiplierais tes souvenirs à l'encre de Chine, on ira en Egypthe et on ne fera jamais rien comme les autres. On ne sera pas grand chose, mais on sera, et après tout c'est ce qui compte non ? Je ne t'offrirais pas le bout du monde, mais je pourrais bien te l'inventer, tu y déposeras tes couleurs et ça donnera un petit bonheur, rien qu'à nous. On laissera le passé aux névrosés, le futur à ceux qui y croient un peu trop, et nous on voguera tellement bien le présent que ça donnera des étincelles violentes pour mieux voler vers un ailleurs ensoleillé. Ou juste inconnu. Ouais, aujourd'hui nous appartiendra, toi et moi, peut-être nous. Avec un peu de chance je serais celle, et alors on pourrait bien se perdre le temps de. Je ne te promets pas de t'aimer, ni même de t'adorer, mais avec le temps, j'pourrais tenir à toi, un peu, beaucoup, passionnément. Cent mille kilomètres par heure, la tournure que prendront nos âmes quand il fera nuit, tu ne toucheras plus le sol, les nuages glisseront sous nos nez, toi et moi, ensemble, on sera plus fort. J'ai des cicatrices dans tous les sens, un coeur déchiré en deux, puis perdu entre ici et là-bas. Alors ne cherche pas à le toucher, je suis juste joignable, mais inaccessible. Si tu pouvais lui ressembler sans être le même ça m'arrangerait, comprends il a vraiment compté, alors si tu ne veux pas le remplacer, essaie au moins de lui voler la vedette. Si tu es cette personne, alors viens, n'attends plus pour être heureux, et si je suis invivable puisque trop jalouse, je jouerais la naïve pour le plaisir de tes beaux yeux. Je chanterais en sautant chaque seconde, les flaques d'eau kidnapperont nos larmes, dos au mur, je suis restée coincée entre un flingue et des roses. S'il est mon flingue, offre-moi des camélias. Mon arc et ses flèches. Quitte à avoir la peau douce, autant y mélanger la vie. Mais s'il te plaît, si c'est toi, viens, c'est quitte ou double tu sais, on n'a rien à perdre, tout à gagner, qu'importe l'amour c'est un peu comme la loterie, si tu ne tombes pas sur le gros lot, retente ta chance. C'est quitte ou double et sur la tangente j'additionne les idées folles. C'est quitte ou double, ne me quitte pas, double la mise, tu pourrais bien gagner la partie cette fois. Parce que si c'est toi, je laisserais peut-être mes excès à l'eau, à la mer, sans océan amer, une deux trois, il suffirait juste que tu sois un peu là.


Si c'est toi...
*** Petite fille des sombrs rues ***

# Posté le jeudi 23 avril 2009 15:26

*** Half asleep ? ***

*** Half asleep ? ***
Peu à peu la solitude s'installe, te remplace, vient prendre ma main. Mais elle, elle préfère envoyer valser mes peurs, elle laisse de côté les étoiles, elle me chuchote que je ne suis pas vraiment prête, et qu'avant d'aller chercher la lune, il faudrait que mes pieds touchent le sol, et pourquoi pas qu'ils me fassent avancer tant qu'ils y sont. Peu à peu, la solitude enlace mes points, les berce de quelques doutes, gardant les chansons douces pour les autres. Peu à peu mon coeur se vide de tout ce qu'il contenait de toi, de nous, il laisse les souvenirs à leur antre, caresse mes humeurs, les dompte, leur donne des allures d'aujourd'hui, histoire que la liberté ne soit pas juste une amie à qui écrire au conditionnel. Puisque oui, on aurait pu, j'aurais dû. Mais tu sais, sans toi j'allumerais d'autres histoires, j'irais peindre, ou peut-être juste faire l'amour. Le futur se dessine, et si les échecs sont venus l'assombrir, je foutrais le feu à toutes nos ombres. Peu à peu, la solitude déménage ses cartons du côté de mes heures, je la laisse faire, lui fais de la place, après tout, elle pourrait m'apprendre quelques tours de magie pour mieux enchanter les contes de faits. Ne me fée plus cygne. Un rêve s'éteint, le briquet à l'eau, il doit bien nous rester quelques allumettes pour arracher à la vie d'autres espoirs.
Et si mon centre gravité n'est pas toujours à l'équilibre parfait, j'ai trouvé un sens à ma vie en multipliant les virgules, les figures de style, sans oublier les sans visages. Jouons avec les mots pour rire un peu plus fort que les autres, pour poser les pieds un peu plus loin, un peu ailleurs, essayer d'attraper le bout du monde, pour cela transformer les orties en quelques mélodies chahutées par le silence, pour cela amuser les fourmis d'un éclat de rire, pour cela entrer dans l'arène, sur le ring, et boxer les points, les repousser jusqu'au déluge infernal. Puisqu'il n'est qu'un enfer où nous laisserons nos armes, celui où les regrets s'animent sur le trône. Sombres personnages dessinés par toutes ces choses qu'on n'a pas faites. Qu'on aurait dû faire. Mais ce soir, j'enlève le masque, et j'imagine d'autres pages à étourdir de ce rêve qu'on a oublié d'oublier. Mais cette nuit, j'enlève le masque.

# Posté le mercredi 15 avril 2009 16:09

*** Jimmy ***

Certains endroits rappellent de très mauvais souvenirs. Alors on se contente de les fuir.
Persuadé que si on n'y remet pas les pieds, le temps estompera la douleur.
Pourtant il faut panser le mal par le mal. Tu sais je ne crois pas à l'hypothèse qu'avec le temps tout s'en va.
Au contraire, il semble creuser un fossé qui s'encre dans nos âmes autant que nos esprits.
Peu importe les différences des douleurs, on les guérit à coup de mots.
On pardonne tout le mal. L'histoire est trop importante pour se figer sur des détails anodins.
Il faut forcer son coeur à une overdose. De tellement y penser, jusqu'à ne plus savoir le sens.
Alors tu auras droit à du répit. Et tu t'ouvriras sur autre chose que l'amertume.


Parce que ici... c'est chez moi !
*** Jimmy ***

# Posté le dimanche 05 avril 2009 13:00

Modifié le jeudi 16 avril 2009 05:52